Gourmandises

Pour me pardonner de ce temps de latence un poil long, je m’en vais vous conter mes nouvelles aventures.

Il y a 15 jours maintenant, je remettais les pieds dans le monde du travail. Et quel monde. Et quel travail.
Je suis vendeuse chez Pierre Hermé.

Certains n’ont jamais entendu parlé, d’autres ont l’étincelle à l’oeil et la bave aux lèvres….
Explicatiooooon :

…Pierre…

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…Hermé…

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Voilà, ça, c’est fait.

C’est donc entourée de macarons, de chocolats, de pâtisseries et autres délicieuses petites choses que je passe dorénavant mes journées.

Bon j’ai des collègues aussi, je ne les oublie évidemment pas. Une équipe bien sympatique et complètement barrée.

Si vous voulez passer me voir, c’est à la boutique Vaugirard, à la sortie du métro Pasteur.
Et puis comme un peu de pub de fait jamais (trop) de mal: www.pierreherme.com

I’m (still) a make up artist

Je ne sais pas ce qui m’a pris aujourd’hui, mais j’ai rangé ma salle de bain. Et qui dit salle de bain dit produits de beauté. Et qui dit produits de beauté dit maquillage.

Vous n’êtes peut-être pas sans savoir que je suis maquilleuse artistique de formation. Donc, du make up, j’en ai un peu beaucoup.
Si, si, la preuve.

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Et encore, là, y’a pas tout…

Et puis pour l’appliquer, ce make up, bah il faut des pinceaux.
Aaaaah, les pinceaux… Je me souviens de l’époque où je suis rentrée à l’école, on avait une liste à acheter d’à peu près une dizaine de pinceaux.

Dix. Pinceaux.

Mais COMMENT faisait-on? Ce soir je me suis maquillée pour le fun, j’en ai utilisé… 15.
5 pour le teint: un pour mettre le fond de teint, un pour le correcteur, un pour la poudre, un pour le blush, et un pour enlever les dépôts de fards à paupière.
Les autres ont servis pour les fards à paupières, un par couleur, des estompeurs, et un pinceau à lèvres. Ouais, je sais, ça fait beaucoup.

Dire qu’au collège je n’utilisais qu’un petit bidule en mousse vendu avec le fard… Mais si vous savez, cette horreur, là!

Ceci dit, quand on y réfléchit, c’est pas pour rien que c’est un métier, le maquillage, quand on voit parfois le temps qu’on passe sur un visage…

Tout ça pour en revenir au pinceaux. Mes pinceaux, je les aime d’amour. Chèvre (le grand éventail au milieu, et le petit blanc, les connaisseuses trouveront le MAC 217), synthétique (l’éventail multicolore, les bleus, …) , martre (tous les marron clair), poney (marron foncé), ou encore écureuil (Si, si, écureuil, mes préférés… Regardez donc celui tout en « haut»  à gauche, biseauté bicolore).

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J’en ai environ 45, et même à ce nombre, je trouve que je suis parfois limitée. Bon, pas vraiment pour mon maquillage personnel, mais quand il m’arrive (arrivait) de maquiller sur une séance photo ou un défilé avec ne serait ce que 3 filles, ben faut faire attention.

Aaaaah, j’aurais du ranger ma salle de bain plus tôt, moi, ça m’avait manqué, tout ça.

P.S. Aucun mal n’a été infligé à de pauvres petits écureuils durant la rédaction de cet article, ni pendant la confection de ces merveilleux pinceaux. Pour faire un pinceau, on rase les poils, qui naturellement, repoussent. C’est comme pour les pulls en laine.

Wrath

« Je suis très colère»  disait Sophie. Etait-ce dans Les Malheurs de Sophie ou dans cette parodie de Goscinny? Je ne sais plus.
Tout ce dont je me souviens, c’est que du haut de mon jeune âge (oui, j’avais des lectures particulières étant petite), j’ai d’abord tiqué sur cette faute de grammaire « Il est où le « en» ?» … Mais que très vite, j’ai aimé cette construction de phrase.

Petite, je piquais de grosses colères assez facilement. Mon ancienne voisine a récemment évoquée sa nostalgie de mes cris perçants…
Plus tard à la fin de l’adolescence, je me suis rendue compte que je n’arrivais plus à me mettre en colère. Je veux dire, je la ressent, mais je ne l’exprime plus. Avec mon père, quand on s’engueule, je me met à rire. Pourtant j’ai quand même les nerfs. Allez comprendre.

La colère.
Hugh Grant saperlipopettant dans Coup de Foudre à Notting Hill.
Gaëtane Abrial est la Fille qui Dit Zut.
Et c’est un régal, écoutez bien jusqu’à la fin!

Greed

Aaaah, l’avarice…

Ce péché n’est vraiment pas facile à illustrer en musique.
Pourtant il le faut.

En parlant d’argent, je ne veux pas trop m’avancer, mais selon la madame de l’agence, c’est du tout cuit alors: J’ai trouvé du boulot!! Youhou! Je vais gagner des sous-sous en vendant du bon miam-miam.  \o/

En attendant, une chanson qui est presque de circonstance,  prémonitoire dans mon cas j’ai envie de dire.

Naaa naaaa:
Why don’t you get a job, Offspring.

Vague à l’âme…

J’ai évoqué quelque peu les choses lors de mon billet sur mes 6 mois en france depuis mon retour en Australie. Depuis, j’ai eu l’occasion de creuser le sujet avec quelques personnes, et le fait est là.

Je ne vais pas bien. La dépression on apelle ça.
Alors oui, certains pourraient dire que je n’ai pas de raison d’être comme ça, mais c’est comme ça, ça ne s’explique pas.

J’ai beau avoir du monde autour de moi, ne pas être à la rue, je vais mal.

La moindre des contrariétés me transforme en véritable fontaine.

Malgré les apparences, je ne suis pas en train de me plaindre et de chercher les « oh pauvre choupette»  ou ce genre de chose, il me semblait juste important d’en parler. De dire les choses telles quelles sont.

Voilà, voilà…