Un petit coin de Paradis…

Le premier weekend de Juillet a pour moi été synonyme de détente, de retour en enfance, de plage, de coup de soleil, de crêpes, de cidre, de Kouign Amann… Vous y venez? J’y suis allée l’an dernier pour l’occasion spéciale qu’a été le mariage de mon cousin, j’y suis retournée pour un joli weekend avec mon papa, mon zamoureux et ma tite miaoute.

J’ai nommé Pornic.

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Alors oui non seulement j’adore Pornic pour les moments que j’y ai passé étant petite puis un peu moins petite, pour les souvenirs que j’ai avec des personnes qui ne sont plus de ce monde.
Mais j’aime aussi Pornic pour les découvertes qu’on y fait encore aujourd’hui.

L’an dernier c’était une boutique de vêtements plus blanc que blanc, et cette année j’ai eu un coup de foudre.

Au tour du chocolat est une petite boutique sans prétention à deux pas de la très célèbre Fraiseraie, et si les deux boutiques ne jouent pas dans la même cour, la première n’a rien a envier à la seconde.

Cachée sur une petite place piétonne où trône un vieil arbre classé, la boutique est tenue par un couple adorable, amoureux du Canada où ils ont passé plusieurs années.
D’un côté, vous trouverez des chocolats traditionnels. Bonbons, mendiants, friture, saucisson en chocolat, tablettes aux milles saveurs, de toutes les formes, de toutes les couleurs. Un plaisir pour les yeux.
Devant le comptoir, un vieux téléphone des années 30, qui, remis à neuf, marche pour de vrai sur le réseau actuel.
De l’autre côté, comment vous dire ? Le gérant m’a reprise quand j’ai dit salon de thé « Ah non ! Bar à chocolat !» … Oui mais pour moi un bar on y est debout. Là il y avait quelques petites tables. De celles qu’on s’attend à voir chez mamie quand on va déjeuner le dimanche midi, avec les toiles cirées multicolores, les chaises anciennes dépareillées, le fauteuil dans le coin avec le journal daté du 29 février d’une année lointaine. Des cadres avec des photos sépia accrochés au mur, des publicités anciennes de marques de chocolat.

Jugez plutôt:

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Seule la vaisselle contemporaine en vitrine nous rappelle qu’on est pas à la maison.
Sur les tables des petits livres de pensées plus ou moins philosophiques font patienter avant pendant et après la commande.

Boissons chaudes ou boisson froides? On prendrait bien tout, merci.
Vu la chaleur, le choix se fait de lui même et nous voici partis pour les granités. Chocolat nappé de caramel pour Xavier, café nappé de caramel pour papa, et café chantilly pour moi.

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*bliss*

Un vrai délice! C’est onctueux, frais juste comme il faut, le café à LE goût parfait pour moi, le goût du Parfait de son grand père pour Xavier…

Rajoutez un lit dans la pièce et je ne bougeait pas du weekend.

Si jamais les gérants repartent au Canada comme ils nous l’ont dit, je crois que je sais quoi faire dans la vie.

Angelina

*Et le 3482750[...]1270934e jour, Dieu dit à Maud de ressusciter son blog. Et le blog re-fut.*

Pardon, pardon, pardon d’avoir négligé ce tit blogounet si longtemps, mais que voulez-vous? Je n’ai aucune excuse.

Enfin si, j’ai clichéisé. Métro boulot dodo, qu’on appelle ça.
Avec le retour des beaux jours (soleil et 17°C à Paris aujourd’hui quoi !!), je prends un peu le temps. Et ce soir, en sortant du travail, j’ai un peu marché jusqu’à la prochaine station de métro, j’ai nommé Tuileries.

De là est partie une envie, puis une idée. J’aime les macarons, j’aime blogguer. Je vais donc blogguer sur les macarons!

Alors, oui, dit comme ça, peut-être n’êtes vous guère emballés. Mais! Parce que oui il y a un mais.
On nous demande souvent à la boutique « Mais ils sont bons vos macarons?»  ou encore « Et celui là, euh… Il est bon?» 

Non, non, dégueulasse, c’est pour ça qu’on les vend, nous on n’en veut pas.

C’est une question bête, mais pas tant que ça. Ils sont bons, oui. Enfin je les trouve bon, moi, mais par rapport à quoi? Sont ils meilleurs que les autres? Si oui (ou non) en quoi?

Alors, tadaa, mes chers lecteurs, je vais vous faire mon comparatif.
Ce soir en sortant du boulot, donc, je suis passée devant chez Angelina. Beau temps et bonne humeur m’ont aidée à me faire à l’idée de faire la queue pour acheter 5 macarons.

Alors, déjà, première surprise pour moi, le prix est fixe. 1,40€ pièce.
Donc un total de 7€. C’est un peu moins cher que chez PH. Nous qui vendons au poids, « 5macarons ça fait environ 100grammes, et à 80€ le kilo ça fait donc 8€, madame, merci, bonneuh journéééée» .

Angelina:1-PH:0.

Mais servis en vrac dans un sachet en papier qui ne les tient pas du tout, ni les protège, ni ne les montre.
Un partout la balle au centre.

Angelina (2)

J’ai pris à l’inspiration, les parfums que j’aime et/ou qu’on a pas chez PH.
Chocolat amer, vanille, café, irish coffee, et chocolat framboise.

À l’arrivée à la maison, agréable surprise, les macarons sont entiers, pas de bobos. Là encore, Angelina marque un point là où PH a des macarons assez fragiles qui supportent parfois mal le transport.

Angelina (3)

A:2-PH:1.

Examinons les macarons de plus près maintenant si vous le voulez bien.
Prenons par exemple un vanille.
Entier, puis croqué.

Angelina (1)

Angelina

Niveau aspect, il est bombé, pas très lisse, mais ce n’est pas une critique, ça donne un aspect artisanale qui n’est pas pour me déplaire. Le côté blanc est plutôt classe, alors que les 3 pauvres grains de vanille sur la coque font un peu pitié à regarder. Dans la ganache, je n’en ai pas vu…
En bouche, c’est croquant, ferme juste ce qu’il faut, la ganache est fondante. Mais si vous avez goûté à l’infiniment vanille de Pierre Hermé, vous ne serez que déçu de celui d’Angelina. On sent plus le chocolat blanc que la vanille. Dommage.

A:2-PH:2.

Le chocolat noir amer me rappelle celui de PH mais en moins intense en goût.

A:2-PH:3.

Le café m’a écoeurée, je suis déçue, ce parfum n’est pas présent dans la gamme PH, j’en attendais beaucoup.

A:2-PH:4.

L’irish coffee est intéressant en saveur. J’ai presque retrouvé des arômes de Sheridan’s, l’un de mes alcools préférés. Mais l’intensité fait ici encore un peu défaut.

A:3-PH:5.

Le chocolat framboise quant à lui a bon goût. Mais j’ai cherché la framboise, et encore une fois, il ne tient pas la comparaison. Quand PH fait un macaron chocolat cassis, on mange des baies de cassis entières. J’aurais aimé trouver des grains de framboise dans la ganache d’Angelina.

A:3-PH:6.

Une dernière constatation d’ordre générale. Regardez la photo du macaron vanille entier.
Je trouve personnellement qu’il y a trop de biscuit pour pas assez de ganache. Et pour moi le macaron, c’est la ganache.

A:3-PH:7.

Pour ce premier comparatif, PH se détache donc largement.
J’ai maintenant mes critères de « notation»  que je tâcherai de suivre à chaque fois.

Prix.
Emballage.
Résistance au transport.
Aspect du macaron.
Equilibre coque/ganache général.
Goût des macarons individuellement.

J’en prendrai 5 à chaque fois, et pour être la plus objective possible, je ne ferai pas la notation sur les macarons PH, pour ne pas être tentée de noter mes préférés. PH oui, mais toujours par comparaison avec ses concurrents. Jamais seul.

Sinon attendez vous à des « Vanille? 12/5. Mosaïc? 14/5″

Angelina c’est fait. Reste à venir entres autres Dalloyau, Ladurée, Fauchon, … Voire même pourquoi pas les macarons Carrefour.

^^

Gourmandises

Pour me pardonner de ce temps de latence un poil long, je m’en vais vous conter mes nouvelles aventures.

Il y a 15 jours maintenant, je remettais les pieds dans le monde du travail. Et quel monde. Et quel travail.
Je suis vendeuse chez Pierre Hermé.

Certains n’ont jamais entendu parlé, d’autres ont l’étincelle à l’oeil et la bave aux lèvres….
Explicatiooooon :

…Pierre…

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…Hermé…

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Voilà, ça, c’est fait.

C’est donc entourée de macarons, de chocolats, de pâtisseries et autres délicieuses petites choses que je passe dorénavant mes journées.

Bon j’ai des collègues aussi, je ne les oublie évidemment pas. Une équipe bien sympatique et complètement barrée.

Si vous voulez passer me voir, c’est à la boutique Vaugirard, à la sortie du métro Pasteur.
Et puis comme un peu de pub de fait jamais (trop) de mal: www.pierreherme.com

I’m (still) a make up artist

Je ne sais pas ce qui m’a pris aujourd’hui, mais j’ai rangé ma salle de bain. Et qui dit salle de bain dit produits de beauté. Et qui dit produits de beauté dit maquillage.

Vous n’êtes peut-être pas sans savoir que je suis maquilleuse artistique de formation. Donc, du make up, j’en ai un peu beaucoup.
Si, si, la preuve.

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Et encore, là, y’a pas tout…

Et puis pour l’appliquer, ce make up, bah il faut des pinceaux.
Aaaaah, les pinceaux… Je me souviens de l’époque où je suis rentrée à l’école, on avait une liste à acheter d’à peu près une dizaine de pinceaux.

Dix. Pinceaux.

Mais COMMENT faisait-on? Ce soir je me suis maquillée pour le fun, j’en ai utilisé… 15.
5 pour le teint: un pour mettre le fond de teint, un pour le correcteur, un pour la poudre, un pour le blush, et un pour enlever les dépôts de fards à paupière.
Les autres ont servis pour les fards à paupières, un par couleur, des estompeurs, et un pinceau à lèvres. Ouais, je sais, ça fait beaucoup.

Dire qu’au collège je n’utilisais qu’un petit bidule en mousse vendu avec le fard… Mais si vous savez, cette horreur, là!

Ceci dit, quand on y réfléchit, c’est pas pour rien que c’est un métier, le maquillage, quand on voit parfois le temps qu’on passe sur un visage…

Tout ça pour en revenir au pinceaux. Mes pinceaux, je les aime d’amour. Chèvre (le grand éventail au milieu, et le petit blanc, les connaisseuses trouveront le MAC 217), synthétique (l’éventail multicolore, les bleus, …) , martre (tous les marron clair), poney (marron foncé), ou encore écureuil (Si, si, écureuil, mes préférés… Regardez donc celui tout en « haut»  à gauche, biseauté bicolore).

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J’en ai environ 45, et même à ce nombre, je trouve que je suis parfois limitée. Bon, pas vraiment pour mon maquillage personnel, mais quand il m’arrive (arrivait) de maquiller sur une séance photo ou un défilé avec ne serait ce que 3 filles, ben faut faire attention.

Aaaaah, j’aurais du ranger ma salle de bain plus tôt, moi, ça m’avait manqué, tout ça.

P.S. Aucun mal n’a été infligé à de pauvres petits écureuils durant la rédaction de cet article, ni pendant la confection de ces merveilleux pinceaux. Pour faire un pinceau, on rase les poils, qui naturellement, repoussent. C’est comme pour les pulls en laine.

Wrath

« Je suis très colère»  disait Sophie. Etait-ce dans Les Malheurs de Sophie ou dans cette parodie de Goscinny? Je ne sais plus.
Tout ce dont je me souviens, c’est que du haut de mon jeune âge (oui, j’avais des lectures particulières étant petite), j’ai d’abord tiqué sur cette faute de grammaire « Il est où le « en» ?» … Mais que très vite, j’ai aimé cette construction de phrase.

Petite, je piquais de grosses colères assez facilement. Mon ancienne voisine a récemment évoquée sa nostalgie de mes cris perçants…
Plus tard à la fin de l’adolescence, je me suis rendue compte que je n’arrivais plus à me mettre en colère. Je veux dire, je la ressent, mais je ne l’exprime plus. Avec mon père, quand on s’engueule, je me met à rire. Pourtant j’ai quand même les nerfs. Allez comprendre.

La colère.
Hugh Grant saperlipopettant dans Coup de Foudre à Notting Hill.
Gaëtane Abrial est la Fille qui Dit Zut.
Et c’est un régal, écoutez bien jusqu’à la fin!