Six
Je me souviens parfaitement de ce jour il y a exactement six mois, où je me suis envolée pour la troisième et dernière fois de Brisbane.
I perfectly remember this day, six months ago, when I flew from Brisbane for the third and last time.
Je me suis levée vers 9h30 dans le but de dire au revoir à Andrew avant qu’il ne parte travailler une demi heure plus tard. J’ai pris mon petit déjeuner et ai regardé Peau d’Âne avec Sam.
Vers midi, nous avons pris un taxi direction l’aéroport. Sur place, après avoir enregistré les bagages et failli me faire arnaquer par Singapore Airlines qui voulait me faire payer 10kg de surplus alors que j’avais un billet autorisant 30kg de bagages, nous avons pris café et sandwich à l’endroit même où nous l’avions fait 2 mois plus tôt avec Anaïs.
I woke up at 9.30am to say goodbye to Andrew before he left for work 30 minutes later. I ate breakky and watched Donkey Skin with Sam.
Around midday, we grabbed a cab to the airport. There, after luggage registry where Singapore Airlines failed to tax me 10k of overweight thanks to my plane ticket allowing me 30k, we took coffee and sandwich at the exact same place where we were two months earlier with Anaïs.

Le temps passait et aucune de nous ne voulait voir arriver l’heure de l’embarquement. C’est malgré tout ce qui est arrivé et c’est une Sam en larmes que j’ai laissée devant les escalators.
Moi j’ai déambulé dans les Duty Free pour mes derniers achats de cadeaux puis j’ai embarqué. Ce n’est qu’au décollage que j’ai craqué. J’ai maudit cette avion qui me ramenait de force en France, qui m’arrachait à ce beau pays et à mes nouveaux amis.
Je me suis plongée dans les films que me proposait la compagnie, mais je n’ai arrêté de pleurer qu’une heure ou deux avant l’arrivée à Singapour.
Time was passing by but none of us wanted boarding time to come. But it did, and I left a teary Sam in front of the stairs.
I went to the Duty Free area and bought the last presents for France, and I got into the plane. It was not before the taking off that I let myself busrt in tears. I damned this plane that forced me to go back to France, that dragged me away from this beautiful land and from my new friends.
I watched movies but I couldn’t stop crying before 1 or 2 hours before landing in Singapore.
Brisbane-Singapour, 7heures de vol, 5heures de larmes.
Brisbane-Singapore, 7hours flight, 5hours crying.
Escale et deuxième vol en mode zombie, agacée de surcroit par une voisine sans gêne.
Arrivée épuisée à Paris à 7h du matin. Je n’ai jamais compris ces horaires débiles, niveau temps de trajet, je n’était pas à une heure ou 2 de plus d’escale à Singapour…
Stop and second flight like a zombie, my 2nd plane neighbour was a nightmare.
I landed in Paris at 7am, exhausted. I never understood why they set such timelines. I wouldn’t have cared 1 or 2 hours more in Singapore.
La reprise avec le quotidien français a été (est?) plus que difficile. Je ne me suis jamais sentie autant perdue, asociale, loin de mes repères que j’ai quittés en juillet 2008 et que je ne retrouve pas vraiment.
Getting re-used to French day-by-day was (is?) more than difficult. I never felt more lost, antisocial, out of my marks I left in July 2008 and I didn’t really find back.
Je tenais à partager tout ça, parce que si certaines personnes considèrent leur année sabbatique à l’étranger comme un parenthèse dorée, d’autres, comme moi, en ressortent complètement désorientés, comme coincés entre un rêve avorté et l’effrayante réalité.
I wanted to share all that because if some people consider their abroad gap-year like a great experience (it is so) and just good memories, some others, like me, are really upset, like torn between an aborted dream and scary reality.

8 Commentaires
Et c’est toujours difficile 6 mois après?
Ca fait peur
Pour moi malheureusement oui, j’attends beaucoup d’une éventuelle reprise d’activité professionelle, parce que là, entre l’ennui et l’envie de repartir, c’est pas facile.
Et paradoxalement, une fois la-bas tu risques de te retrouver dans la même situation qu’avant ton retour, une méchante envie de retourner en France
Jamais évident, ces histoires de foyers, surtout quand les deux sont séparés par une moitié de globe. Je suppose qu’on peut commencer à insulter les scientifiques à ce sujet, on attends toujours les voitures volantes qui permettent de faire Paris – Brisbane en 4 heures.
Personnellement, ma parenthèse à l’étranger n’a pas toujours été dorée, et j’ai apprécié de revenir. Quoi qu’il arrive, qu’on soit heureux ou triste de rentrer en France, on n’en sort jamais inchangé…
Avec le temps, je suis sûre (en tout cas je te le souhaite) que tu en viendras à retrouver notre bon vieux pays avec plaisir, même si certaines choses continueront de te manquer… Tu finiras par trouver un équilibre, et savoir où se trouve réellement ta place.
Je ne dis pas que ça a été facile tous les jours, il m’est arrivé de me demander ce que je faisais là-bas, de me sentir tellement seule que je voulais rentrer. Malgré tout, j’ai cette impression que la vie y est plus facile, moins stressante et sans prise de tête.
Le fameux « No worries, mate.»
Mais merci de ton petit mot, ça fait plaisir. ^^
Ah c’est sûr que c’est moins facile d’appliquer la même philosophie ici… Mais ça doit être faisable !
Ca fait plaisir de renouer le contact, ça fait un bail depuis le lycée !
J’espère, je vais y travailler en tout cas.
Vi, c’est cool. Au passage, j’aime bien ton blog ^^
Et c’est toujours difficile 6 mois après?
Ca fait peur