Categorie : Accord parental souhaitable

La magie du net

J’avais déjà évoqué le sujet dans un post précédent (lequel, je ne sais plus, cherchez donc :p ), mais je trouve qu’internet est un outil formidable.

Et notamment en ce qui concerne les outils de communications. Mails, forums, (t)chats, …  C’est merveilleux!!

Je suis quelqu’un de relativement timide, même si je me suis fortement soignée ces dernières années. Et en ce sens les chats sont des découvertes incroyables.

Parce que le plus gros problèmes des timides, c’est le contact humain. Dévoiler des facettes de soit à quelqu’un qui réagit face à vous. Et là, ce contact direct disparait. Il n’y a plus que votre esprit et celui de votre interlocuteur. Vous pouvez tout dire, il peut tout entendre.

Tout.

Jusqu’au sujet que jamais vous n’oseriez aborder de visu, par honte, par pudeur, parce que « on ne parle pas de ces choses là» .

Et justement, on en parle. Sans tabous, trop peut-être, ou peut-être pas.

Ce genre de conversation, j’en ai eu une très récemment avec un ami. Je ne vais pas passer par quatre chemins, la conversation a très vite déviée sur le sexe. Sans rentrer dans les circonstances, on est arrivé à se dire des choses qui ne seraient sûrement pas passées en conversation classique.

Non pas que ce que nous ayons dit m’a choquée, vous seriez surpris de mon ouverture d’esprit (dans tous domaines que ce soit, le sexe n’est pas un domaine privilégié). Juste par le fait que je n’ai pas eu à faire attention au ton que j’employais, aux gestes que je faisais, aux réactions de mon visage. J’ai dit ce que je pensais, au moment ou je le pensais, non pas sans me soucier des conséquences, mais en sachant que la chose la plus importante a été respectée.

L’honnêteté.

Et de 100 !!!

Pour ce 100ième message, un peu d’originalité. Pas question d’Australie ici, mais comme beaucoup, je vais répondre au questionnaire de Maïa qu’elle a créé pour Sexactu.

Vous vous souvenez probablement de ces portraits chinois qu’on a tous fait au collège… « Si j’étais une fleur, une couleur, un animal, une chanson…» 
Maïa l’a quelque peu modifié et adapté à son blog…

Donc!

Si j’étais un slip, je serais probablement kangourou

Si j’étais un sextoy, je n’aurais pas l’air d’un sextoy.

Si j’étais un fantasme, je serais inavouable.

Si je devais faire l’amour avec un animal, je choisirais le plus beau spécimen de cette espèce.

Si je devais te dire quelque chose à l’oreille pendant qu’on fait l’amour, ça serait quelque chose de romantique.

Si j’étais Clara Morgane mais avec mon cerveau actuel, je suis pas sûre que j’aimerais être blonde… (Pardon aux blondes…)

Si j’étais une zone érogène, je serais bien visible et livrée avec le mode d’emploi…

Si j’étais un détail absolument irrésistible, un regard de bitch, ahem, pardon, de biche.

Si j’avais une morale sexuelle, je ne serais pas bien différente de ce que je suis maintenant

Si je me réveillais demain sans pénis ni vagin, contrairement à certains, je pourrait toujours faire pipi

Voilà, voilà.

A vous! (ou pas…)

Karma sous draps

Pitié, famille à moi, ne lit pas ça.
Oui, j’ai envie de parler un peu de choses intimes. Une fois n’est pas coutume.

J’ai récemment parlé avec une amie du nombre d’amants qu’on a déjà pu avoir à notre (jeune) âge.
Moi qui me pensait plutôt dans la moyenne basse, j’ai du réviser mon jugement.
Attention, hein, je ne suis pas une croqueuse d’hommes, encore moins une s****e, qu’on se le dise bien. Au contraire, je suis assez réservée avec la gente masculine. Mais il est vrai que depuis que j’ai mûri (on va dire ça comme ça), je suis un peu moins farouche.

Bon, on se voile pas la face, je sais que certaines vont rire en disant « C’est tout?»  mais bon, bref.

L’amie en question dénombrait (si je me souviens bien) quatre hommes.
Moi huit. Depuis quatre ans.
Deux par an en moyenne me direz-vous, c’est pas énorme… Sauf que dans le lot il n’y a eut que trois “vraies” relations.

Mon Toujours-Pote, mon Geek et mon Métalleux. Bon, ils sont tous les trois geeks, d’accord, mais fallait bien les différencier.
‘Avec mon Tjs-Pote, vous l’aurez deviné, on s’entend encore bien, même si on se donne peu de nouvelles, ça fait toujours plaisir d’en avoir. C’est le premier mec avec qui j’ai rompu et gardé une certaine complicité, et un contact tout court d’ailleurs, après une brouille passagère pour cause de limites floues.
‘Mon Geek, c’est ma plus longue relation “complète” (sinon, ça remonte au lycée, deux mois et demi d’une amourette d’adolescente encore sage). Malgré une rupture pas facile et une page finalement tournée, c’est quelqu’un qui compte pour moi, et j’espère qu’il le sait (en tout cas maintenant oui, hein?).
‘Mon Métalleux est quelqu’un que j’apprécie aussi beaucoup, des fois ça marche juste pas, c’est pas plus compliqué que ça.

Oui mais les cinq autres alors? Ah ben oui.
Déjà, y’a forcément eut un tout premier.
‘Mon Anim’. Petite fierté, parce que c’était le plus beau gosse des vacances. Oui je sais, je me satisfait de pas grand chose, mais à 19ans et pas de mec depuis 2ans (rien du tout du tout -_-), ça m’a fait un bien fou que ça soit “moi” qui l’ai eut, gnia! Mais aïe aussi, un peu.
‘Puis mon Collégien. Non, il n’avait pas 14ans. Là aussi, c’est du gonflement d’égo, je bavais sur ce mec depuis la 5ème. Comme quoi des fois ça paye de perséverer…
‘Le Cousin. Pas le mien hein, bande de pervers, ça va pas la tête. Juste un cousin. Mignon, entreprenant et géographiquement compatible.
‘Celui d’après j’arrive pas à lui trouver de surnom qui ne soit ni grillé, ni pas cool… Le Courant d’Air, peut-être? On s’est pas mal tourné autour et je vais pas être très sympa mais quand je l’ai eu, j’en ai plus voulu. Déçue.
‘Et pour finir le compte, mon Lecteur. Internet c’est chouette, ça permet de briser la glace quand on ose pas en face. C’est quelqu’un de pas facile à cerner, mais j’en garde un bon souvenir, et notamment de certaines de nos conversations. Il m’a aussi appris quelque chose. « Mais t’es consciente que tu éveilles le désir chez les mecs? -Non. -Ben je te le dis alors. » Et je suis pas la seule à ne pas supporter les “guilis” (mamours, caresses, gratouilles, appelez ça comme ça vous chante), ça me rassure.

Voilà, voilà.

Ne cherchez pas à savoir, même si vous pensez reconnaître quelqu’un, je ne dirais rien. Mon but n’est ni de dire « Ouais, je me suis fait Machin, t’as vu? », ni de remettre sur le tapis quelque chose qui est arrivé dans le passé. Certains sont désormais en couple et heureux, d’autres seuls (et pas forcément malheureux), et c’est très bien comme ça.
Je voulais juste faire un tit bilan. Je remarque que je ne regrette rien, pas même les déceptions, c’est ce qui a fait que je suis telle que je suis aujourd’hui.

Sublim’inal

La nuit est claire.
Autour de moi, tout est vaporeux. Il flotte dans l’air une odeur boisée de soir d’été après la tombée de la pluie.
Je me réveille en travers de mon lit.

Devant moi, une ombre. Ou plutôt, une silhouette claire, comme un voile.
Des cheveux sombres, longs, très longs, bien plus que les miens, sont étalés sur les draps. Un visage est là, tout près du mien, mais bien trop flou pour que je puisse en distinguer les traits.
Une bouche cependant se devine. Charnue, parfaitement dessinée, d’une belle teinte ambrée.

Tout en transparence, à travers une peau couleur de miel, je distingue mes draps crème.
Des yeux apparaissent, d’un noir profond. Ils me fixent tendrement, amoureusement.
Le parfum ennivrant de la canelle m’envahit.

Je ressents un bonheur intense. Mais je suis en même temps frappée par une détresse profonde, une déchirure terrible au fond de moi. Malheureuse, je suis résignée à accepter l’inévitable abandon.

Je m’approche de cet homme allongé à mes côtés, et tente de l’effleurer. Ma main traverse son torse et caresse son coeur. Il me sourit et passe ses doigts dans mes cheveux qui restent immobiles sur l’oreiller.
Embrasser quelqu’un qu’on ne peut toucher est une sensation aussi étrange que délicieuse, le plus beau baiser qu’on puisse imaginer…
Tandis que nos lèvres se cherchent sans se trouver, ma main heurte un bras, une épaule, puis un torse. Notre étreinte imaginaire devient charnelle, et mes lèvres découvrent les siennes, si douces et sucrées.

Depuis mon réveil, aucun mot n’a encore été prononcé. Ils sont inutiles. En un regard il me connait par coeur, mes joies, mes peines, mes doutes et mes espoirs, je lui suis entièrement dévoilée. En un sourire il m’a livré son âme et son coeur.

Cependant, je m’interroge… D’où me vient-il? Je l’observe. Sud-Américain? Asiatique? Indien d’Amérique? Je ne saurais le dire. Il paraît venu d’un autre monde, d’une autre époque, est-ce possible?
Une évidence pourtant. Cet homme sera le père de mes enfants car il est l’homme de ma vie et plus encore.

Tout à coup, tout s’accélère.

J’ai envie de crier ma joie au monde entier, mais, non, c’est mon secret.
Regardez! Je suis heureuse!
Non… Cache-toi!
Tu n’es rien qu’à moi… Mon trésor, mon jardin secret.
Quelqu’un vient! Vite, derrière l’amoire, on ne doit pas te voir.
Non! Attends! Enlace-moi jusqu’à m’étouffer d’amour.
Si on te découvre, comment expliquer la raison de ta présence?
Mais si tu n’existes pour personne, comment faire ma vie avec toi?
L’excitation d’un amour secret n’a d’égal que la frustration qui en découle.
On t’a découvert! J’en tremble, mais j’en ris aussi.

Voilà mon aimé, mon amant, mon amour!
Le vois-tu? Non.
Il n’y a que moi pour toi ici, mais tu ressens cette présence inexplicable.

« Je ne suis réel que pour toi pour le moment. Je suis voué à disparaître au petit matin, et ainsi chaque jour à moins que l’on ne s’unisse…» 
Alors marions-nous! Il ne peut en être qu’ainsi!

La lumière s’intensifie. Pas une lumière blanche et aveuglante, non, juste un halo de teintes indescriptibles.
Une vague de chaleur s’empare de moi, non, c’est de la fraîcheur, non, juste une sensation de bien-être…
L’odeur boisée a laissé place à un parfum fleuri délicat.

Je suis légère, lui aussi. Nous ne touchons plus terre et nous nous rapprochons l’un de l’autre. Ma main au creux de ta main, et ton corps contre le mien…
Tiens… Etait-ce un tintement? Oui, en voilà un autre.

Je suis tienne…
Enfin, tu vis, tu es là, tout le monde te voit.

Mais ces cloches, ces cloches! Au début si jolies, elles deviennent assourdissantes, oppressantes…

Quoi? Que dis-tu? Que j’ouvre les yeux?

Je me réveille, où es-tu?
Mon Amour s’est envolé à jamais… Loin de ma réalité….
A ce soir, je t’attendrais, je serais là où tu m’as trouvée…

En parlant avec Popo de beaux gosses au cinéma, on a parlé « Danse Avec les Loups » et « Cheveux au vent »…
Oh! Mon! Dieu!
This is him! Trait pour trait.