Je me pose pas mal de question en ce moment à propos du temps. Time, hein, pas weather, on ne parle pas ici de la pluie et du beau temps.
Je me souviens que lorsque j’étais enfant (je ne vais pas dire petite, certains pourrait ajouter que c’est toujours le cas, gniagniagnia^^), lorsque que j’étais môme, donc, le temps qui passe n’était pas pour moi une préoccupation. J’étais très lente, mais paradoxalement, je ne manquais pas de temps pour finir ce que j’avais à finir. Ou du moins, je n’en avais pas l’impression.
Bon, je finissais bien après tout le monde, et notamment les repas (et les devoirs, enfin ce qui me gonflait, surtout), ce qui avait don d’agacer profondément mes parents, mais moi je m’en accommodait plutôt bien.
Je savais que si je me réveillais en plein milieu de la nuit (mais si, vers minuit) à cause d’un cauchemard, je pouvais me rendormir après m’être délectée d’un lait menthe et que je serais en forme le lendemain.
Se lever à 7h pour être prête quand la cloche de l’école sonnait à 8h30 n’était pas plaisant, mais pas non plus un challenge course contre la montre.
Alors que maintenant!
Si je me lève tôt, j’ai fait le maximum la veille pour gagner du temps, rare sont les fois où je petit-déjeune, et je suis souvent en retard. Le temps défile d’une manière très étrange le matin, trop rapidement pour être normale.
Le soir, c’est relativement calme, sauf après minuit, là aussi tout s’accélère. Et maintenant que je suis assez grande pour gérer moi-même mon heure de coucher et de lever, être encore levée à minuit n’est plus une aventure. En revanche, réveillez moi 3heures après mon endormissement, et vous verrez comment vous serez accueillis. Sans parler du reste de ma nuit qui sera pour moi proche de l’insomnie.
Et je ne parle pas là de période de surmenage, où l’on n’a même pas le temps de manger le midi parce qu’on a trop de choses à faire, je parle de périodes tranquilou-bilou, où on se la coule douce.
Mais ou est donc passé ce temps qu’on avait en trop dans notre enfance? Etait-ce un prêt à intérêts qu’on rembourse désormais?
Toujours est-il que quand je vois comment je ne gère pas mon propre temps, qu’est-ce que ça pourrais bien donner si j’avais à en gérer plusieurs? Sans parler d’enfant, prendre le temps de sortir le chien le matin me ferait perdre un temps considérable.
C’est inconcevable.
Je voudrais faire comme la voisine d’Amélie. Dormir d’une traite comme ça je pourrais rester éveillée tout le restant de ma vie.