Categorie : Love is in the air

Ker Pornizh

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Ce weekend, je me suis rendue dans la ville de vacances de mon enfance, j’ai nommé Pornic, en Loire-Altantique/Bretagne.

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Ca devait bien faire 4ans que je n’y étais pas allée. Et arrivée là-bas, le constat: ça m’avait manqué.

Les embruns, la mer verte (Côte de Jade ça s’apelle), la crique juste devant la maison familiale, la plage de la Source, juste après notre bonne vieille crêperie transformée en resto chic de plage (mais où est passé la sole meunière sur la carte? Le  seul poisson que je mangeais avec appétit -_-), la thalasso, le port, le château de Barbe-Bleue, la Fraiseraie, … J’en passe.

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Le but de ce voyage était de célébrer le mariage de mon cousin Bogdan, et de sa charmante chérie, Anne.

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Sont-ils pas mignons avec leurs rejetons Romane et Antoine?

C’était un weekend merveilleux, réunion de famille, que pour la plupart je n’avais pas revu depuis mon retour, de la bonne bouffe en (trop) grande quantité, mais la qualité y était, alors bon, de quoi se plaind-on?

Le mariage s’est très bien déroulé, on a été très bien reçus, gatés, fort bien nourris.

J’ai aussi pu faire quelques petites choses qui me tenaient à coeur:
Acheter de l’Hydromel, du sirop de violette et de rose, du Kouign Amann de la pâtisserie du port.
Et puis aussi faire une Tordade.

Mais kéceucé?

Prenez, un escalier, droit, de préférence recouvert de moquette, comme au hasard, celui de notre maison.

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Prenez une Maud, adulte depuis longtemps mais avec une grande facilité à régresser, comme au hasard, moi.

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Asseyez la dite Maud en haut du dit escalier, laisser la première dévaler le second et vous obtenez une Tordade. Et accessoirement un postérieur douloureux.
\o/

Senses

Une longue période a passé, pleine d’évènements et de rebondissements,  mais les réflexes reviennent, comme on dit « c’est comme le vélo, ça s’oublie pas» .

La vue, le toucher, l’odorat, puis le goût,  et enfin l’ouïe, tout y est. Ces 5 sens dont on ne fait pas toujours attention dans des gestes qui nous parraissent naturels, évidents.

Mais arrêtez-vous un instant, mettez pause sur le DVD de vos actions.

La vue. Si vous êtes comme moi, levez donc un peu (beaucoup) la tête. Plongez votre regard dans le sien. Soyez sereine.
Le toucher. Posez maintenant vos mains. Où? (DT… )C’est une question de goût, bras, torse, dos, nuque si vous l’atteignez, bassin, et plus si affinités…
L’odorat. Qui n’a jamais ressenti ce moment de plénitude dans les bras d’un autre? Calez votre visage dans son pull, fermez les yeux et inspirez.
Le goût. Dans un terme plus familier on appelle ça mélanger sa salive. Oui mais cette fois en prenant son temps tendrement (certains diraient mièvrement).
L’ouïe. Le dernier et peut être le moins évident des sens qui entre en jeu ici. Mais loin d’être inutile. Il est important, voire primordial, tout en gardant le contrôle de tous les sens sus-cités, de tendre l’oreille. Oui mais de façon ciblée. On ne se concentre pas sur le voisin qui fait la vaisselle, ou les gamins qui crient dans la rue, mais sur la personne qui se trouve entre nos bras.

Vient enfin la chose la plus importante de toutes. Se déconnecter de la réalité et profiter de l’instant présent.

Happy rien du tout oui.


Non, mais depuis ce matin (midi, je vais pas non plus vous faire croire que j’étais levée tôt un samedi), depuis ce midi, donc, les Happy Valentines ça n’arrête pas.
Faudrait pas oublier que ce jours n’a rien à voir avec Noël, Jour de l’An, Pâques, le 1er Mai ou le 14 Juillet.
Est-ce que vous fêter la « Bonne fête grand mère»  à tous les gens que vous croisez? Non.
Bah la St Valentin c’est pareil.
Faudrait arrêter de la souhaiter à qui n’est pas votre chéri(e) d’autant plus si elle (il) est célibataire.

Par ce qu’on se le dise, j’ai rien contre la St Valentin, j’ai même trouvé un chéri ce jour là une fois…
Loin d’être une aigrie du genre de ceux qui pestent contre cette diabolique fête commerciale, je dirais presque même « Oh c’est mignon» .

D’autant plus qu’à la base la Saint Valentin n’est PAS une fête commerciale.
C’est la célébration de la fertilité, de l’amour physique dans la mythologie. C’est au Moyen-Âge qu’elle est devenue symbole de l’amour romantique (» grâce»  entre autre au prêtre martyr Valentin qui mariait le couples en cachettes lors d’une interdiction des mariages pour les soldats romains).

Bref, pour moi, dire que la St Valentin c’est commerciale revient à dire que Noël c’est commercial. Quand on a mis de côté l’aspect religieux, c’est une occasion comme une autre de se retrouver (respectivement en amoureux et en famille).
Si j’ai été généreusement accueillie par une charmante famille australienne cette année pour fêter Noël, je n’ai en revanche aucune alternative pour la St Valentin.
Me glisser dans un dîner, non merci, je suis ni une décoration, ni un porte-chandelle.

J’en reviens à mon coup de gueule premier.

Arrêter de balancer à la gueule des célibataires la joie que vous procure la Saint Valentin.
Y’a eux qui s’en foutent et dans ce cas, vous ne ferez pas trop de dégats, mais il y a, et j’en fait partie, ceux qui ne s’en foutent pas tant que ça.
Oui moi aussi, j’aimerais un jour et au moins une fois dans ma vie avoir une jolie Saint Valentin, avec cadeaux et bisous dans le cou.
Et même pourquoi pas un:
« Oh, merde c’est la Saint Valentin aujourd’hui (genre tu le sais pas depuis 1 mois de matraquage)?
Euh… Ah, bah j’ai rien prévu et toi tu t’en rappelais?
Euh, bon.
Mac Do (ou Quick, ou Jap, ou…) et DVD?» 

Parce que ça fait du bien aussi des fois de prendre du temps avec les gens qu’on aime.
Même si « Ya d’autres occas’, j’ai pas besoin de la St Valentin pour dire je t’aime à mon Chéri» .
Au moins le 14 février, merci les carteries, les fleuristes et les bijoutiers, on y pense.

Et puis faut bien avouer, voir tous ces couples quand on est seule, j’ai connu plus agréable.

Mon Paris

Dans quatre mois maintenant, je reposerai le pied sur le sol français.

Je n’ai jamais eu si peur et si hâte à la fois dans ma vie. Ou si, peut-être quand j’en suis partie il y a maintenant 7mois.

Toujours est-il que même si je ne peux pas vraiment savoir de quoi demain sera fait, j’aime à m’imaginer ma vie future de retour « à la maison» .

Tout d’abord, et dans l’optique où je m’installerais « en sédentaire» , je ne me vois pas habiter ailleurs qu’à Paris.
Parce que j’ai croqué la Capitale pendant plus d’un an, et même si ça n’était pas facile tous les jours, j’y ai vraiment pris goût.

J’habiterais là:


Parce que je l’aime mon Canal St Martin de Répu.
Parce qu’en un an, j’ai pris mes habitudes, que je retrouverais en 5 minutes, j’en suis sûre.
Aller louer un dvd à la boutique tenu par le blond aux dreads les plus longues que j’ai jamais vues.
Aller au Mac Do pour avoir 2heures d’internet au prix de 6 nuggets (2heures étant la tenue de ma batterie).
Passer par la rue Dieu pour aller prendre le métro Ligne 5, ou par la rue du Faubourg du Temple pour la Ligne 3, 8, 9, ou alors aller à Goncourt pour la 11.
Aller au Franprix de la rue Alibert pour les essentiels, ou au Monoprix de la Rue du Faubourg du temple quand j’ai envie de bon chocolat, crackers au sésame, et autre petit luxe.
Aller chercher une à deux fois par mois mes indispensables Japonnais à Kioko, et me plaindre parce que c’est lourd et que les sacs en plastique trop lourd ça fait mal au doigts.
Retrouver ma Popette à la dernière minute pour aller manger okonomiyaki, sushi et autres gyoza.
Ou Sandra pour un chocolat chaud trop chocolaté super méga cher à Bastille.
Ou encore Géraldine pour aller à Gloups et Ladurée.
Rentrer à pied du Jamel Comedy Club parce que maintenant que je connais le chemin, c’est bouclé en 20 minutes, chrono en main.
Pareil pour Game One.

Dans l’idéal, je me prendrais bien un studio ressemblant à mon ancien chez moi, pas en dessous de 15m2, sinon, on se sent (vraiment) à l’étroit.
Ou alors, et c’est le projet du moment (comme quoi même à 16 000 km, on peut faire des projets), je ne dirais pas non à une colocation geeko-testostéronée-aussie-culinairienne.
Je me comprends.

Dans tous les cas de figure, je sais que je m’y sentirais bien, car j’aurais à nouveau la possibilité de voir mes amis quand je le veux, de leur parler sans penser au décalage horaire (9h, pour l’instant ça donne du « je me lève, vous vous allez vous coucher» ), de les appeler pour tout et n’importe quoi sans me dire « ah bah non je peux pas je suis pas millionaire»  (ah qu’il me manque le temps ou je passais les 5 minutes qui me séparaient du métro en appelant maman, généralement en plein milieu de sa sieste:
« Allô Manman?
-Mmm oui, allô.
-Coucou ça va?
-Moui, je dormais.
-Ah pardon, tu veux que je rapelle plus tard?
-Non, non qu’est-ce que tu veux minette?
-Bah rien. Juste dire coucou.
-Ah bah c’est gentil ça.
-Moui hein?
-Blablabla
-Bliblibli
-Bon, je te laisse, j’arrive dans le métro ça va plus capter
-Ok
-Bisous
-Bisous» 
Etc.)
De les inviter quand bon me semble (mes amis, suivez un peu), voir même de cuisiner.

Parce que c’est pas la peine de faire des choses extraordinaires avec ses amis, le plus important, c’est de passer un peu de temps avec eux.
Et je vais avoir 11 mois à rattraper. :)

Ghostly tales…

Once upon a time, in a far away country, a beautiful young woman was living in her anscestors’ mansion.

Nobody knew her name, nobody knew her age.

She was hiding from other people as if she feared the world around.

The only one to know her secrets was her lover.

They were rarely together but they used to feel each other’s thoughts, as if their spirits connected in some way.

The young girl liked to spend the day just thinking and wandering in the lands around the castle.

She loved to think that some day, she would leave this ancient place with her loved one, and she would be free to live, free to love.

Month after month, she was waiting. Waiting for some change, waiting for her family to accept her choice.

But nothing happened.

Yet, one day, the atmosphere changed suddenly.

Everything was colder, misty. Though calm and beautiful.

As she walked in the park at night fall, she met a man. Tall, blond, mysteriously charming.

Scared by the wolf with this stranger, she ran away.

As she went back home, she saw a beautiful woman who seemed to bleed.

As she offered her help, the woman smiled at her and gave her a dark red rose, before disapearing in the night without a word.

For days from this night, the rose was the only thing she cared about. It was still beautiful, and had become black.

She didn’t know who were those people she met, and if they knew each other. But she couldn’t stop thinking about them. And somehow she felt they were all related.

So she went everyday to the place where she met the man with the wolf.

And kept waiting.

One day she fell asleep as she was lying down, waiting.

In her dream, all was well. No fear, no pain, no forbidden love. Never in her life she had felt so peaceful.

She was woken by some sweet taste on her lips, a warm liquid she was drinking.

As she opened her eyes, she saw the woman who gave her the rose. She was kissing her.

The blond man was close.

Watching them. His mouth bleeding.

Suddenly it was clear.

The girl stood up and faced the two strangers, frightened.

She saw the woman still on her knees, opening the mouth, refreshed. And then she realised she was drinking her blood just a few moments before.

Looking at her chest, she saw that the man must have been drinking too, as her breast was bleeding.

She ran away and locked herself in her bedroom.

She took off her clothes and threw them as if it was evil.

She fell on the floor and cried without stopping for hours.

She saw herself as someone she hated. Because she knew that this life coming to her would bring her away from her lover forever.

Her heart was tearing in her chest.

And then suddenly she saw him.

Desperate, he was making his violin crying for him.

And what a cry…

So she knew.

She knew the last thing she had to do before she became « one of them ». Before she’d belong to the night.

Just before the dawn, she took the black rose and left it where she and her lover used to meet in secret.

And then she walked. And there a lake was.

She dived.

Without thinking, without crying.

And he knew.

No tears were on his face. He was just lost in his memories. In her memories.

As she would never open her eyes again, he would never open his heart again.

For her. For them.

Of all he could have done to save her, it was the most beautiful sacrifice, and as he doomed himself to a life without love, his beloved came back to some kind of life.

Of course he would never know, but as he would think about her, she would be there and look after him.

Forever.

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