Categorie : Love is in the air

My life is a movie

J’ai passé une très bonne journée aujourd’hui.

Réveillée relativement tôt (11h un dimanche, pour moi c’est un exploit), nous sommes allées pique-niquer avec Sam et Megan dans un parc à 5 minutes de chez nous.
C’était magique.
Imaginez.

C’est l’hiver.
En ce dimanche de mois d’août, la température avoisine les 22°C.
Une ville de province quelque part sur la côte Pacifique Australienne.
Un petit parc tranquille et arboré. Une grande étendue d’herbe verte, le temps est ensoleillé, mais le soleil ne cogne pas. « Let’s settle here, we’ll be fine. » Le ciel est bleu avec juste ce qu’il faut de nuages..

Un peu plus loin, des enfants qui courent, qui rient, des parents qui discutent en surveillant du coin de l’oeil. Des ballons autour de la tonnelle, des jeux, oui, un anniversaire, c’est sûrement ça.

On s’installe, on mange, on rit, on discute. « Hum, great sandwiches. »
De tout, de rien, de nous, « Orange juice? Yes please! » de voyages, d’été, d’hiver… « Let’s eat those profiterooolles! Yum! Yum! Yum! »
Les pieds nus dans l’herbe, les gilets en guise d’oreillers improvisés, on digère en bronzant.

Un jeune papa et ses deux filles passent près de nous.
Après un échange de sourires et de coucou, Gabrielle et Madison courent rejoindre Daddy daddy daddy et disparaissent de notre champ de vision.

Rebronzons, l’après midi est encore jeune.
Même si désormais nos ombres sont 5 fois plus grandes que nous.
Décidément, on ne fera pas de sieste, nous sommes tirées de nos rêveries par le camion de l’Ice Cream Man et sa jolie musique.

Hélas, ici le soleil se couche tôt. Et la température descend vite.
On se recouvre et rassemble nos affaires.
Pour se réchauffer, quoi de mieux qu’un petit tour de balançoire?
I can reach the sky! Look!

Il est tard et maintenant l’heure de rentrer. Il fera bientôt nuit noire.
It was great, thanks for coming.

Ce fut un très bel après midi.
Il faudra recommencer.

To Do

En guise d’introduction à cet article, j’aimerais simplement citer un paragraphe de pola, lu sur Ladies Room, que je trouve tellement juste que ça aurait pu être moi qui l’ai écrit.

« Je suis un peu une handicapée de l’expression des sentiments. C’est héréditaire : je vis dans une famille où on ne se prend pas dans les bras, on ne se fait pas de bisous, de câlins, on ne se dit pas qu’on s’aime, on n’est pas très tactile. [...] Mais heureusement, y a une parade pour dire “sensuellement” aux gens qu’on les aime. Ça s’appelle “faire la cuisine”. »

Depuis une semaine, je n’ai pas grand chose d’autre à faire que de regarder ce qui se passe sur la toile.
Et entre deux mouchoirs, je me remets à lire tous les blogs qui sont dans mes favoris, et notamment les blogs de cuisine.

Une vraie mine d’or, ça fait gargouiller rien que de lire les recettes et de regarder les photos.

Tant et si bien que ça m’a donné envie de me remettre à cuisiner, grave.

Il y a quelque jours, à la coloc’, notre grande poêle est morte. Et oui, le manche a lâché, comme ça « Poum » sans prévenir.
Tant mieux, elle était rouillée et cramée, on arrivait à rien avec.
Le fait est que j’en ai rachetée une, qui n’accroche tellement pas que c’est un bonheur de cramer des trucs dedans.

D’ailleurs, j’ai cuisiné quelque chose dont je posterai recette et photos demain ou après demain.

Le rapport avec le titre et l’intro?
Ah voui, voui, voui.

Ben, je me suis dis que dès que je remet un pied en France, entre le moment où j’aurais récupéré du voyage et revu un peu tout le monde, et le jour fatidique où je devrais me mettre à tr… traa… pfiou c’est dur… travailler (rah! je l’ai dis), je vais aller squatter, qu’ils le veuillent ou non, chez mes grands parents.
Tout d’abord parce que ça me fais plaisir, et que ça leur fera encore plus plaisir à eux, mais aussi pour exploiter ma grand mère.

Hin hin hin…

Non, je ne vais pas squatter devant la télé et lui demander du chocolat, des bonbons et autre petits fours qu’elle aurait plaisir à m’apporter, comme quand j’avais… euh, entre 3 (dès que j’ai commencé à comprendre le concept de se faire servir, oui, oui) et 19 ans (après ils ont déménagés près de chez moi, je n’allais plus des semaines entières chez eux… j’ai commencé à aider).

Je vais demander à ma grand mère de devenir ma prof. De cuisine.
Parce que tout ce qu’elle fait j’adore, à part son éternel mouton mais ça c’est pas de sa faute, le mouton, très peu pour moi.

Et je n’accepterai pas ce genre de situation (qui s’est réellement passée):
« Comment ça, la béchamel est déjà prête? Je t’avais demander de me montrer étape par étape…
-Mais tu dormais si bien, je ne voulais pas te réveiller…
-… Moui, mais Mamie, le principe de me montrer c’est pour que j’apprenne…
-Oh, bah c’est une béchamel tu sais, juste en plus épaisse…

-Je veux bien te croire mais comme déjà la normale je sais pas faire… »

Mamie,
Je veux apprendre à faire la béchamel aussi bien que toi.
Je veux savoir confire les oignons comme tu le fais si bien.
Je veux réussir une pointe de porc.
Je veux découvrir le secret de tes sauces pour viandes si délicieuses, tu sais, celles ou il faut mélanger super vite et prendre à la cuillère en même temps sinon t’as que de l’huile….
Je veux apprendre à faire une île flottante qui « croustille ».
Je veux être sûre de faire des croquettes de nouilles parfaites.
Je veux cuisiner ta tarte au citron nouvelle version, elle est vachement meilleure que celle que tu faisais avant.
Je crois me rappeller de ton flan, apprends moi à le faire.
Je veux rater mes tartes tatins aussi bien que toi, pour qu’elles soient caramélisées, et presque cramées par endroit, c’est tellement meilleur.
Je veux connaitre toutes tes petites astuces qui font que tout est meilleur quand c’est toi qui cuisine.
Je sais qu’il y a autre chose que ton amour.

L’amour c’est important dans toute recette mais ça ne fait pas tout.
Je suis sûre que Maman elle en mets autant que toi dans tes plats, mais ça ne suffit pas.
C’est pour ça que je préfère quand elle fait ses propres recettes.

D’ailleurs, Maman,
Je veux que tu m’apprennes à faire tes brownies.
Je veux savoir faire un magret de canard au pain d’épice et à la bière.
Apprends moi à faire la chantilly.
Et la mousse au chocolat.
Je veux aussi faire du veau aux champignons à la crème fraiche.
Juste pour le principe, te regarder faire des escalopes pannées aux petits pois (parce que ça, je sais déjà faire, faut pas déconner ^^).
Je veux faire savoir faire un tiramisu que quand je le mangerais je penserais à toi entrain de tamiser le cacao dans la cuisine d’Avrainville.
Je veux que tu me rappelles comment tu fais un paillasson.
Je veux savoir cuisiner des coquilles Sain-Jacques et les manger dans le service blanc avec plein de sauce qui dégouline.
J’aime pas encore ça mais apprends moi à faire des sorbets (je trouverai bien des fruits qui me plaisent).
Fais moi découvrir une recette qui me fera aimer le poisson.
Apprends moi à faire ta salade patate/échalotte/saucisson (C’est quoi le nom déjà? Avec la peau rouge en plastique? Cervelat?)
Apprends moi à faire des « gâteaux » salés que tu faisais cuire dans la terrine, que j’aimais pas parce que c’était au thon ou aux olives.
Apprends moi à faire des quiches.
Montre moi comment faire un soufflé qui ne se dégonfle pas.
Je veux connaître ta recette de tartiflette.
Je veux apprendre à faire des meringues, des financiers, des tartes, des gâteaux (oui ça aurait été plus rapide d’écrire simplement desserts).

Et tant qu’on y est, Papa,
Apprends moi le poulet rôti aux fines herbes que c’est presque des fines herbes au poulet ;)
Je veux savoir comment tu fais tes rôtis, filets et autres gros morceaux de viandes au four.
Apprends moi ton super dessert au caramel de cacahuètes.
Je veux aussi savoir faire le poulet à la moutarde.
Et même pourquoi pas ta traumatisante salade de choux/thon.
Je veux savoir faire ta ratatouille pour 15, si on n’en mange pas toutes les 2 semaines, parce qu’à deux, ça prends 5 jours de finir le plat… ^^
Je veux apprendre à cuisiner la pintade au citron.

En échange, Mamie, Maman, Papa,
Je me ferais une joie de vous apprendre à faire du poulet teriyaki (sans rater la sauce, c’est promis),
Je vous apprendrais à faire les gyozas.
Je vous torturerais avec le gâteau de Peau d’Âne (avec un peu de chance, je ne retrouverais pas la recette).
Je vous ferais des Okonomiyakis.
Vous montrerais comment faire des chips de betteraves.
Je vous ferais découvrir ce miracle qu’on appelle mirin.
Avec un peu de chance et d’entrainement, j’espère vous apprendre à faire un Kouign Amann.
Et c’est à peu près tout, parce que ce que je cuisine, vous savez déjà le faire…

Une recette très importante que je tiens de Mamie et Maman réunies ne sera par contre pas au programme:

J’ai commencé à convertir ma coloc’ à la cuisine française.

Le Pain Perdu l’a définitivement convaincue. ;)

Are you strong enough to be my man?

Ca faisait un moment que l’idée me trottait dans la tête. Puis, en passant sur Ladies Room, je suis tombée sur l’article de Dyns.

Comme je suis un coeur d’artichaut, je ne vais pas faire un top 5 mais un top 10.
En partant du « moins beau » au plus miam.
Tout ceci n’engage bien sûr que moi, je m’attends bien sûr a des « Quoi? LUI tu le trouves beau? »… Oui.

10
On commence avec un gros flashback, on est dans les années 80 (oui je sais, je fut précoce), je regarde un film et là je me dis Woua, je suis amoureuse!
D’Atreyu, l’adolescent aventurier, qui n’a peur de rien. Même pas du néant!
(On remarquera un détail, je flash déjà pour un chevelu… Ahem…)


9
Je ne me souviens plus dans quoi je l’ai vu pour la première fois, (Angela 15 ans?), mais en tout cas, Jared Leto mérite grandement sa place dans le classement.


8
T. J. Thyne, mais si vous le connaissez. Jack Hogins, dans Bones, c’est lui.
Bon d’accord, on est pas dans le même registre que les apollons hollywoodiens, mais j’ai complètement craqué pour ce magnifique regard azur…


7
Celles et ceux qui ont lu mon rêve ne seront pas étonnés ici. Rodney A. Grant, ou plus particulièrement Cheveux au Vent, restera toujours pour moi une incarnation de l’homme parfait. Courageux, beau, musclé, et surtout, avec les cheveux looooongs!


6
Drazic… Aaaaaah, on ne peut clairement pas faire un top bogoss sans Callan Mulvey. Celles qui ont été bercées pendant leurs années collège/lycée par Hartley Coeurs à Vifs sauront de quoi je parle.


5
Viggo Mortensen, en v’là un Homme. Alors que je l’avais déjà vu jouer dans quelques films (Le chef militaire sadique dans A armes égales, c’est lui), je ne l’ai trouvé attirant que depuis le Seigneur des Anneaux. Version Grand-Pas, pas version Aragorn fils d’Arathorn, Roi de Gondor.


4
Un classement sans Brad Pitt ne serait pas un vrai classement. Alors oui, c’est un classique, mais bon, c’est bien le principe d’un classique d’avoir sa place ici. Et puis j’ai mon Brad Pitt préféré. Celui de Meet Joe Black.


3
Ma passion pour les vampires date du début des années 90. Quand j’ai commencé à lire seule et que j’ai découvert Le Petit Vampire de la Biblothèque Rose.
Fin de la même décennie, après avoir dit « Pff c’est pourri, un série sur les vampires, avec un titre pareil: Buffy contre les Vampire, ça doit pas être bien, caricatural à souhait… » Puis j’ai regardé, j’ai adoré, et Spike est arrivé. Et je l’ai adoré. Malgré son blond platine, j’ai complètement craqué pour ce bad boy mort-vivant torturé joué par James Marsters.
Saviez-vous qu’en plus dans la vraie vie James Marsters joue dans un groupe?


2
D’abord je l’ai trouvé moche. Oui moche. 21 Jump Street, j’ai jamais accroché.
Je ne trouvais rien d’attirant chez Johnny Depp.
Puis j’ai découvert Edward aux mains d’argent. Tard. Puis Pirates des Caraïbes. Puis Charlie et la chocolaterie.
Et je me suis dit « Johnny Depp, c’est comme un bon vin. Il se bonifie en vieillissant. »


1
Un jour de décembre 2001, je vais au cinéma sur les conseils de mon frangin « Tolkien c’est génial, le Seigneur des Anneaux, il FAUT aller le voir ». Ok.
Et après quelques dizaines de minutes de film, déjà sous le charme de l’univers de la Terre du Milieu et à cet instant précis, de Fondcombe, arrivent des cavaliers, arrive un cavalier. Blond, élancé. Un elfe. Et là, du haut de mes 16ans et grâce (à cause?) de mon coeur de midinette, je fond.
J’ai passé les quelques années d’après à faire comme quand j’étais jeune collégienne. Un film avec Orlando Bloom à l’affiche? J’y fonce.

Voilà. Je pense avoir fait le tour.
Bien sûr, il s’agit de personnes connues, y’a des tas de mecs inconnus qui me donnent des papillons dans le ventre, comme je l’ai dit j’ai un coeur d’artichaut, mais ça serait pas drôle vu que vous ne les connaissez pas
.

Smells like true goodbye…

Je passe actuellement deux jours dans ma famille près de Poitiers afin de faire un petit coucou-bonjour-au revoir à ma tante, mon oncle, ma grand mère et le fils de mon cousin avant de partir 8 mois en Australie.

J’ai très peu dormi cette nuit, somnolé dans la voiture, autant vous dire que la journée fut longue, alors que bizarrement, maintenant, ça va.

Hormis mes soucis de sommeil, je suis ravie d’être venue malgré mon emploi du temps plus que surchargé.
Tout d’abord parce que c’est ma famille, et rien que ça, c’est une super excuse.
Ensuite, mon petit cousin a apparamment mis tout le village au courant que sa cousine venait le voir et jouer à la console avec lui. J’ai eu d’ailleurs le droit à 2h de Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban, Bomberman et Mario (pas Kart). Enfin, j’ai regardé, hein, pas joué.
Mais je suis touchée que ce petit bout soit si excité de me voir. C’est vrai qu’on se voit si peu…

Mais LA raison essentielle pour laquelle je tenais à venir, c’est pour voir ma grand mère.
Ca fait maintenant longtemps (2ans?) qu’elle est au domicile de ma tante, médicalisée, dépendante, et semi consciente du monde qui l’entoure.
Les circonstances actuelles font que je n’arrive pas à me sortir de la tête le sketch de Dédo sur les vieux, et c’est ptet d’ailleurs grâce à ça que je ne pleure pas.
Car ce midi j’étais limite.

Mon père m’arrache de la console en me disant « Mamie est réveillée, elle voudrait te voir, après on passe à table ». Ni une ni deux, j’accoure. Lui claque deux grosses bises sur les joues et lui en réclame une en retour.
Je réajuste sa chemise de nuit, lui replace une mèche de cheveux et lui pose la main sur l’épaule:
« Je vais aller déjeuner mamie, je reviens après si tu veux, d’accord? »
« Aaah… Non! Reste! »
« D’accord. »

Je m’assoie, lui prends la main, la regarde et lui sourit.
Elle n’a pas de force mais je sens ses doigts se refermer sur ma main droite. Je retrouve alors mes réflexes de petite fille, quand je m’amusait à faire le chemin de ses veines qui courent en transparence sur le dos de sa main. Mais contrairement à il y a 15ans, je m’arrête vite, « ça chatouille? » non, elle a mal. A cause d’un petit geste commun.
Je repose alors ma main gauche sur son bras, et mon pouce droit caresse machinalement le bout de ses doigts qui se contractent sur les miens par intermittence…
Au bout de quelques temps, son étreinte s’est relachée, sa tête penche légèrement vers moi et les yeux clos, elle ronfle.^^

J’ai du rester quelques minutes à la regarder dormir. Combien, je ne sais pas.
Et je lui ai demandé dans ma tête : »Tu crois que c’est la dernière fois qu’on se voit? Tu m’attendras, que je puisse te souhaiter une bonne année 2009? Ma petite mamie chérie… »
Puis doucement, j’ai retiré ma main.
Délicatement, j’ai remonter la couverture.
Tristement, j’ai sourit.
Et discrètement, je suis sortie…

Il fallait s’en douter, même le revisionnage de la vidéo de Dédo que j’ai linké sur ce post n’a pas retenue la petite larme qui n’a pas coulé ce midi…

Sublim’inal

La nuit est claire.
Autour de moi, tout est vaporeux. Il flotte dans l’air une odeur boisée de soir d’été après la tombée de la pluie.
Je me réveille en travers de mon lit.

Devant moi, une ombre. Ou plutôt, une silhouette claire, comme un voile.
Des cheveux sombres, longs, très longs, bien plus que les miens, sont étalés sur les draps. Un visage est là, tout près du mien, mais bien trop flou pour que je puisse en distinguer les traits.
Une bouche cependant se devine. Charnue, parfaitement dessinée, d’une belle teinte ambrée.

Tout en transparence, à travers une peau couleur de miel, je distingue mes draps crème.
Des yeux apparaissent, d’un noir profond. Ils me fixent tendrement, amoureusement.
Le parfum ennivrant de la canelle m’envahit.

Je ressents un bonheur intense. Mais je suis en même temps frappée par une détresse profonde, une déchirure terrible au fond de moi. Malheureuse, je suis résignée à accepter l’inévitable abandon.

Je m’approche de cet homme allongé à mes côtés, et tente de l’effleurer. Ma main traverse son torse et caresse son coeur. Il me sourit et passe ses doigts dans mes cheveux qui restent immobiles sur l’oreiller.
Embrasser quelqu’un qu’on ne peut toucher est une sensation aussi étrange que délicieuse, le plus beau baiser qu’on puisse imaginer…
Tandis que nos lèvres se cherchent sans se trouver, ma main heurte un bras, une épaule, puis un torse. Notre étreinte imaginaire devient charnelle, et mes lèvres découvrent les siennes, si douces et sucrées.

Depuis mon réveil, aucun mot n’a encore été prononcé. Ils sont inutiles. En un regard il me connait par coeur, mes joies, mes peines, mes doutes et mes espoirs, je lui suis entièrement dévoilée. En un sourire il m’a livré son âme et son coeur.

Cependant, je m’interroge… D’où me vient-il? Je l’observe. Sud-Américain? Asiatique? Indien d’Amérique? Je ne saurais le dire. Il paraît venu d’un autre monde, d’une autre époque, est-ce possible?
Une évidence pourtant. Cet homme sera le père de mes enfants car il est l’homme de ma vie et plus encore.

Tout à coup, tout s’accélère.

J’ai envie de crier ma joie au monde entier, mais, non, c’est mon secret.
Regardez! Je suis heureuse!
Non… Cache-toi!
Tu n’es rien qu’à moi… Mon trésor, mon jardin secret.
Quelqu’un vient! Vite, derrière l’amoire, on ne doit pas te voir.
Non! Attends! Enlace-moi jusqu’à m’étouffer d’amour.
Si on te découvre, comment expliquer la raison de ta présence?
Mais si tu n’existes pour personne, comment faire ma vie avec toi?
L’excitation d’un amour secret n’a d’égal que la frustration qui en découle.
On t’a découvert! J’en tremble, mais j’en ris aussi.

Voilà mon aimé, mon amant, mon amour!
Le vois-tu? Non.
Il n’y a que moi pour toi ici, mais tu ressens cette présence inexplicable.

« Je ne suis réel que pour toi pour le moment. Je suis voué à disparaître au petit matin, et ainsi chaque jour à moins que l’on ne s’unisse… »
Alors marions-nous! Il ne peut en être qu’ainsi!

La lumière s’intensifie. Pas une lumière blanche et aveuglante, non, juste un halo de teintes indescriptibles.
Une vague de chaleur s’empare de moi, non, c’est de la fraîcheur, non, juste une sensation de bien-être…
L’odeur boisée a laissé place à un parfum fleuri délicat.

Je suis légère, lui aussi. Nous ne touchons plus terre et nous nous rapprochons l’un de l’autre. Ma main au creux de ta main, et ton corps contre le mien…
Tiens… Etait-ce un tintement? Oui, en voilà un autre.

Je suis tienne…
Enfin, tu vis, tu es là, tout le monde te voit.

Mais ces cloches, ces cloches! Au début si jolies, elles deviennent assourdissantes, oppressantes…

Quoi? Que dis-tu? Que j’ouvre les yeux?

Je me réveille, où es-tu?
Mon Amour s’est envolé à jamais… Loin de ma réalité….
A ce soir, je t’attendrais, je serais là où tu m’as trouvée…

En parlant avec Popo de beaux gosses au cinéma, on a parlé « Danse Avec les Loups » et « Cheveux au vent »…
Oh! Mon! Dieu!
This is him! Trait pour trait.